G. Depardieu à fait remarqué lors d’une remise de prix quelconque que « finalement » il était difficile de remercier.
Dire merci.
On peut légitimement se demander ce que cela peut bien vouloir dire en fin de compte.
Remercier :
Miséricorde, bon vouloir par lequel on épargne quelqu'un.
Crier, demander merci.
J'implore votre merci.
Ils ne vous feront aucune merci, il n'y a aucune pitié à attendre d'eux. C'est un homme sans merci, sans pitié.
Ils s'affrontent sans merci.
Livrer un combat sans merci.
Avoir merci de quelqu'un, lui faire grâce.
Se rendre à merci, se remettre à la discrétion, au pouvoir de quelqu'un.
Prendre, recevoir quelqu'un à merci, lui pardonner.
Être corvéable à merci.
À la merci de, à la discrétion, au pouvoir de.
Être, se mettre, tomber à la merci de quelqu'un.
Tenir quelqu'un à sa merci, en son pouvoir.
Être à la merci d'un imprévu, à la merci d'une tempête, y être exposé, être sans recours contre les dangers qu'ils présentent.
Ils sont à la merci d'un caprice.
Dieu merci, par la grâce, la faveur de Dieu.
Il est guéri, Dieu merci.
Dieu merci, je n'ai rien à me reprocher.
Pour exprimer sa reconnaissance, pour rendre grâce.
Vous m'avez rendu un vrai service, merci !
Merci mille fois.
Merci beaucoup, merci bien.
Merci de votre obligeance.
Dire merci.
Vous me chargez là d'une désagréable commission, grand merci, merci bien !
Dans des formules de politesse, pour signifier une acceptation ou un refus.
Oui, merci.
Non, merci.
La définition de nos Académiciens est la suivante :
Merci : (1) MERCI n. f. et interj. IXe siècle, mercit, au sens de « grâce, pitié ». Issu du latin merces, « salaire, prix », puis « faveur, grâce ».
Dès lors, que dire du garçon qui vous dit merci en partant ?
Que dire de celui qui, le lendemain, vous fait parvenir un SMS dans lequel il vous remercie pour le moment passé ensemble la veille ?
Qu’avez-vous donc bien pu faire pour mériter cet « état de grâce » ?
S’agit-il plutôt de l’expression d’une certaine « pitié » ?
D’une « faveur » ?
Ou s’agit-il du « prix » que vous méritez, de votre « salaire » ?
Si encore cela n’était arrivé qu’une seule et unique fois. Mais non ! Les garçons qui croisent ma couche se croient obligés de dire merci.
Au début je n’ai rien remarqué.
Le doute m’assailli (et non pas m’a sailli) par la suite.
Non ! Franchement il n’y avait aucune raison d’être remercié dans un cas pareil.
Je n’ai pas d’explication à ce remerciement post-coïtal, mais je le prends désormais très mal.
Au vue de la définition latine du mot merci, la prochaine fois je présente la facture, cela sera beaucoup simple !
Finalement, c'est dingue comme c'est difficile de se faire remercier!!!