on my way

Trouver son chemin semble d’une importance capitale dans le monde dans lequel nous vivons. Nul répit pour celui qui naviguerait à vue, sans suivre une voie bien définie par avance, sans savoir où il va. On nous pousse en effet à choisir « SA » propre voie. On peut aussi entendre souvent des parents désabusés dire de leurs enfants, un peu honteux, mal à l’aise, « il n’a pas trouvé sa voie ». Comme s’il était question d’une pathologie (psychologique de préférence) grave laissant entrevoir le pire avenir pour leur rejeton. Comme une malédiction, une fatalité diabolique.
Pourtant, accéder à la voie royale, ne pas s’aventurer dans celle qui mène au garage, éviter l’écueil des impasses et des voies sans issues n’est pas chose facile.
Il y à 8 mois, je décidais de suivre les chemins de traverses afin de trouver ma voie pour "gérer" ma sexualité. En effet, celle-ci relevait de l’épiphénomène de soirées trop arrosées et était complètement dépourvu du moindre sentiment amoureux à mon très grand regret. A 30 ans je me demandait où était ma voie.
La réponse allait bientôt apparaître.
J’avais une activité sexuelle anecdotique : il fallait trouver un moyen de faire du sexe en quantité substantielle !
J’avais une vie sentimentale aussi développée qu’un protozoaire : il fallait mettre une croix dessus définitivement !
Une voie particulière s’imposait, pleine de méandres et de possibilités : le réseau offert par le Web, une possibilité de faire du sexe à l’infinie sans s’investir sentimentalement.
Les débuts furent timides, hasardeux, mais l’été arrivant tout fut beaucoup plus simple, et il sembla que je la tenais enfin ; ma voie !
Du sexe en veux-tu en voilà, selon l’humeur, selon le fantasme.
Plus l’angoisse des lendemains : passera ou passera pas le petit dèj ?
Plus le sentiment d’abandon, de rejet entretenant la crise existentielle « deschiennesque » : « mais enfin QUI va m’aimer ? ».

Une certaine habitude s’installa. L’implication personnelle dans ce genre de relations étant relativement faible, on pratique ce genre de rapports avec une relative sérénité. Il suffit parfois de trouver 15 minutes dans son emploi du temps, ce qui est beaucoup moins compliqué qu’accepter quelqu’un dans sa vie.
Au bout d’un certain temps pourtant, les choses étaient un peu moins enthousiasmantes.
La lassitude ? peut-être.
Un dégoût du sexe ? pourquoi pas.
L’impression de se perdre en chemin ? sûrement !
Certaines situations devenaient étranges. Le temps à consacrer à mes ami(e)s s’amenuisé. Je me souviens d’un coup de téléphone de Miss clap-clap :
Miss clap-clap : « salut ! tu viens ? On va écouter du garage au bikini et boire quelques exquis alcools? ».
Twist : « holala ça va être difficile là maintenant ! ».
Miss clap-clap (très étonnée car twist se refuse rarement les plaisirs éthyliques) : « Mais y a pas travail demain, tu auras bien 1 heure ou 2 ? ».
Twist : « ben…….. si je me débrouille bien je peux te caser entre BoJH63 et….. HotSebBF….. ce qui nous laisse…….. 30 minutes ! ».
Miss clap-clap : « et demain ? fais un effort ! ».
Twist : « ha non pas demain c’est une soirée un peu spéciale (rougissement) et je ne veux pas la rater…… tu comprends ? allo ? Miss clap-clap ?????? T’es encore là ????? réponds ! ».
De plus en plus après certains « plans » incongrus le temps passé sous la douche post-coïtale s’allongé. Je me retrouvais assis, fébrile, les yeux dans un ailleurs lointain laissant couler l’eau pour laver plus que mon corps.
Bref j’avais fait fausse route et il fallait rebrousser chemin…
Habituer aux échecs dans ce domaine je gérais facilement. Le chemin qui était le mien m’était toujours inconnu…
Je continuais mon bonhomme de chemin quand ma route croisa à nouveau celle d’un garçon qui ne m'avait pas laissé « indifférent » pour rester pudique et à défaut d'avoir plus jolie chose à écrire…
Une soirée aussi bien arrosée qu’agréable plus tard je redécouvrais ce que j’avais mis tant d’ardeur à occulter, le plaisir de se réveiller à côté de quelqu’un. Le plaisir d’avoir enfin un garçon qui passe le petit dèj sans que cela provoque un malaise…. Et là c'est la confusion…
Je redécouvrais l’envie de crier:
«I need you back, I need you here,
to take away all of my pain and then my fear.
Hey! I need you back."
(à retrouver sur ON MY WAY de Ben Kweller toujours) une fois la porte franchit de même que l’angoisse du sms qui ne pourra que trahir ce que l’on aurait envie de dire et qui, de facto, est plus que maladroit.
En redécouvrant ce cri primal je retrouvais peut-être un peu ce qui était ma voie.
tant pis pour le sexe trop rare et pour les angoise du petit dèj...... car en fin de compte ce sont ces histoires (grandes, petites) qui peuvent devenir l'Histoire ou qui vous mettent sur la voie. Même si je ne fais que l’entrevoir à présent et même si j’ai dû pour cela faire un détour et sortir des sentiers battus je sui bien décidé à rester On MY WAY!!!
Merci à toi!

3 Comments:
Post très touchant, on dirait que tu as trouvé une 2e pierre à l'édifice?
ça donne envie d'écouter ce fameux Ben, à défaut je réécoute Richard Swift, tu m'en voudras pas!
En tout cas, ce post a suscité en moi une envie péremptoire de cigarette post-blog!
Je l'ai fumée à 21h, le regard fixe des pensées qui s'évaporent.
merci à toi!
your welcome...
c'est peut-être une deuxième pierre oui.....et une solide j'espere, meme si il faut encore trouver où la placer definitivement!
pour ben Kweller tu peut aussi écouter un autre album ''sha sha''....
désolé pour la clope..... j'ai oublié de te donner le bouquin d'allen carr....
Thanks for sharing the link, but argg it seems to be down... Does anybody have a mirror or another source? Please answer to my message if you do!
I would appreciate if someone here at www.blogger.com could repost it.
Thanks,
Daniel
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